Football chinois : bienvenue en enfer

Publié le 28 avril 2026 à 09:11

Matchs truqués, pots-de-vin, prison à vie… La Chinese Super League 2026 a démarré la saison la plus chaotique de son histoire. Récit d'un désastre annoncé.

Imagine que tu arrives au stade pour voir ton équipe jouer, et qu'elle commence le match avec… moins 10 points. Pas à cause d'une mauvaise saison, pas à cause d'une relégation — non, à cause d'un méga scandale de corruption qui a explosé à la figure de tout le football chinois. C'est exactement ce qui se passe en ce moment en Chine, et c'est aussi dingue que ça en a l'air.

La trilogie maudite

Les autorités chinoises ont un nom pour ça — la trilogie "faux, jeux, noir". Trois mots. Trois maux. Un seul championnat pour les accueillir tous.

Les coupables — et leurs additions salées

Des noms connus, des peines qui font froid dans le dos. L'ancien sélectionneur national, le président de la fédération… personne n'a échappé au grand ménage de Xi Jinping.

Les clubs qui trinquent

Neuf équipes de la Super League ont démarré la saison 2026 avec un compteur négatif. Une situation totalement inédite dans l'histoire du football professionnel.

Et maintenant ?

Ironiquement, c'est peut-être le seul espoir dans tout ce chaos : la Chine veut vraiment nettoyer ses écuries. Le gouvernement de Xi Jinping a lancé une campagne "tolérance zéro" et les sanctions sont réelles, massives, et sans appel. L'objectif affiché ? Reconstruire un football propre, digne d'une nation qui rêve de dominer le monde du sport d'ici 2050.

Le problème, c'est que le mal est profond. Depuis les années 2000, la corruption s'est installée à tous les étages — joueurs, arbitres, dirigeants, présidents de fédération. Nettoyer ça, c'est comme rénover un immeuble en commençant par démolir les fondations.